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« Histoire intérieure de la rébellion dans les Aurès : Adjel-Adjoul » de Raymond Nart

Pru aux éditions L’Harmattan en France le premier février dernier ; « Histoire intérieure de la rébellion dans les Aurès : Adjel-Adjoul » est un essai de Raymond Nart , un ancien haut responsable du contre-espionnage à la DST , service de renseignement français .

Adjel Adjoul est l’un des chefs charismatiques de l’Aurès-Némemcha pendant la guerre de libération. Bras droits de Mostéfa Ben Boulaïd (U Bulɛidh) , il était l’un des premiers militants du PPA-MTLD dans l’Aurès et parmi les artisans du premier novembre 1954 .

Ayant joué un rôle important dans l’assassinat de Chihani Bachir dont il était l’adjoint. Le destin de Adjoul va basculer après la mort de Ben Boulaïd. Dans cette ambiance de suspicion et d’anarchie qui régnait dans l’Aurès-Némemcha après la disparition de Ben Boulaïd , les résolutions du congrès de la Soumam vont empirer encore  la situation . Le comité de coordination et d’exécution (CCE) issu du congrès, auquel l’Aurès n’a pas participé, charge Amirouche d’aller mettre de l’ordre dans la wilaya I.

Une fois sur place, Amirouche confirme leur affectation aux responsables des mintaqa (zones), distribue des grades et convoque Adjel Adjoul pour l’interroger sur la mort de Ben Boulaïd . L’interrogatoire dura trois jours à l’issu desquels Amirouche décide la mutation de Adjel Adjoul .

Dans la nuit du 19 au 20 octobre 1956, Adjel Adjoul échappe miraculeusement à une tentative d’assassinat pendant laquelle ses trois gardes du corps y laissèrent la vie. Quant à lui, blessé, il se réfugie chez son père , à Dermoun et décide de rallier la Tunisie. Dans l’impossibilité de rejoindre la Tunisie à cause des routes coupées, Il demande à son père d’aller avertir les autorités militaires françaises qu’il va se rendre au camp de Zeribet-el-Oued.

Il sera mis par la suite assigné à résidence à Arris jusqu’à 1962. À l’indépendance, il sera arrêté par l’ALN-FLN. Il séjournera durant cinq ans à la prison de Lambèse.

Il n’a cessé, durant tout le temps qu’a duré son incarcération, de demander à être traduit devant un tribunal. Libéré en 1967, il vivra modestement dans le quartier populaire de Bouakal, à Batna, où il meurt en 1993.

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